Congrès international de la sécurité des patients 2021

Plus jamais ? ! Que révèlent les never events sur la sécurité des patients ?
Un never event ne devrait jamais arriver. Et pourtant, il se produit parfois. C’est pourquoi certains pays ont des systèmes de déclaration, mais ce n’est pas encore le cas de la Suisse. En organisant le premier congrès monothématique au monde, la Fondation Sécurité des patients entend pousser la Suisse à se confronter aux never events. Lors du congrès sera présentée une liste suisse des never events.

L’administration d’une mauvaise transfusion, une pince oubliée dans la plaie opératoire ou un médicament à haut risque administré par le mauvais accès : de tels événements sont rares, mais ils peuvent entraîner de lourds préjudices pour les patientes et patients concernés et peuvent être évités à condition de prendre les mesures adéquates. Le monde spécialisé les appelle never events. « Malgré l’importance de ces événements souvent graves, le sujet reste un tabou », souligne le professeur David Schwappach, directeur de la Fondation Sécurité des patients Suisse.

Une gestion uniforme est requise

Puisque les never events peuvent ouvrir une fenêtre importante sur la sécurité du système global, la Fondation a étudié la manière dont les hôpitaux suisses gèrent la thématique. Les résultats indiquent que pour l’heure, les événements entraînant un préjudice pour les patientes et patients ne sont soumis à aucune collecte de données exhaustive et constante. De plus, les cas graves et leurs causes ne sont pas toujours analysés. Selon le professeur Schwappach, cela a incité à accorder une plus grande attention à ce sujet. « Une liste suisse des never events ainsi que des recommandations permettront de contrôler la gestion de cette thématique à l’avenir et un congrès international d’intensifier les discussions professionnelles, culturelles et structurelles sur la question. »

L’objectif est d’améliorer les soins dispensés aux patientes et patients

La liste suisse des never events doit servir d’instrument de recensement et d’analyse des données sur la nature, l’étendue et les circonstances concomitantes d’événements graves. De cette manière, les évolutions peuvent être surveillées et il est possible d’acquérir plus de connaissances pour améliorer à long terme les soins de santé. Le directeur de la Fondation met en garde : « Toutefois, les systèmes de déclaration des never events ne sont pas des instruments visant à évaluer des individus ou à établir des classement ». C’est pourquoi il mise sur le dialogue avec les acteurs suisses et les expertes et experts internationaux. 

Tenir compte des expériences d’autres pays

Le congrès consacré aux never events portera donc exclusivement sur l’importance, la collecte et l’analyse de données never events et il servira de plateforme de discussion. L’objectif prioritaire est de collaborer avec les prestataires de soins afin de mieux gérer les never events et d’introduire une gestion homogène sur le plan suisse. Lors du congrès, des intervenantes et intervenants de renom, venus de la Suisse et de l’étranger, feront part de leurs expériences ; plus particulièrement, la docteure Neelam Dhingra de l’OMS présentera le plan d’action global, dans lequel la gestion des never events joue un rôle important.

CONTACT +41 79 274 91 55 ou mediennoSpam@patientensicherheit.noSpamch  :

Prof. Dr David Schwappach, directeur de Sécurité des patients Suisse