Pour patients et leurs proches

Sécurité des patients Suisse contribue à améliorer durablement la sécurité des patients dans le secteur médical et les soins. La fondation n’est pas une organisation ou une association de patients. Elle n’est donc pas une structure de contact pour les patientes et les patients ou leurs proches. Toutefois, Sécurité des patients Suisse développe également des instructions et des aides pour un traitement sûr, sans erreurs, à l’hôpital, à l’EMS ainsi que dans les soins ambulatoires de longue durée. En effet, par le dialogue avec les professionnels de la santé, les patientes et les patients peuvent notablement contribuer à une meilleure sécurité des patients.

 

Comment vous pouvez aider les professionnels de la santé

Patients et proches peuvent contribuer à éviter les erreurs de traitement à l’hôpital. La brochure de Sécurité des patients Suisse « Éviter les erreurs – avec votre aide » explique quand et comment.

Elle est disponible en onze langues : allemand, français, italien, anglais, albanais, portugais, roumain, serbe, espagnol, tamoul, turc. Version courte de la brochure destinée aux patients : allemand, français, italien.

 

Speak Up : évoquer les préoccupations de sécurité

Par son initiative Speak Up, Sécurité des patients Suisse veut encourager les professionnels, les patients et le grand public à évoquer toute inquiétude et tout doute durant un traitement médical. A cet effet, elle a réalisé un court-métrage qui illustre comment professionnels et patients peuvent veiller ensemble à davantage de sécurité durant un traitement.

Plan de médication à remplir

Réactions indésirables à des médicaments et erreurs lors de leur prescription et de leur administration constituent un problème majeur pour la sécurité des patients.

En Suisse, on estime à 20'000 par an les hospitalisations liées à des problèmes médicamenteux. Selon l’étude internationale Health-Policy-Survey (2010) 5,3 pourcents des personnes interrogées ont reçu au moins un médicament erroné ou un mauvais dosage durant les deux années précédentes. 

Patientes et patients ainsi que leurs proches peuvent contribuer à l’éviter. A cet égard, Sécurité des patients Suisse met à disposition un plan de médication dans lequel peuvent être inscrits tous les médicaments – ainsi que les remèdes à base de plantes, les thés, les vitamines et les sprays – y compris leur dosage et quand ils doivent être pris.

Check-list relative à la médication lors de l’admission et de la sortie de l’hôpital

Comment éviter les erreurs médicamenteuses à l’admission et à la sortie de l’hôpital ? En collaboration avec huit hôpitaux pilotes, Sécurité des patients Suisse a mené des recherches et réalisé des tests à ce sujet. De ce projet national largement cofinancé par l’Office fédéral de la santé publique OFSP ont découlé une check-list pour les patientes et les patients ainsi qu’une série d’aides pratiques pour les prestataires du système de santé. Ceci dans un contexte où un patient hospitalisé sur dix subit des dommages suite à des erreurs de médication ou des effets indésirables.

Médicaments dans les EMS

Près de la moitié des complications médicamenteuses dans les EMS peuvent être évitées. Sécurité des patients Suisse s’engage pour ce thème important par le biais de son programme « progress ! La sécurité des médicaments en EMS ». Des recommandations à l’attention des patientes et des patients ainsi que de leurs proches y sont également élaborées.

La numérisation dans le domaine la santé

A l’occasion de la « Semaine d’action sécurité des patients » du 17 au 23 septembre 2018, le directeur scientifique de Sécurité des patients Suisse s’est exprimé sur le dossier électronique du patient que tous les hôpitaux devront proposer à partir de 2020. Dans le cadre d’une interview avec Primary and Hospital Care, le Prof Dr David Schwappach a formulé la critique suivante : « Un système numérique est un bénéfice considérable, un mauvais système numérique avec des données lacunaires, un risque considérable ». Retrouvez ici l’intégralité de l’interview sur le dossier électronique du patient et la numérisation dans le domaine de la santé.
Julia Boysen, directrice de Sécurité des patients Suisse estime que la numérisation dans le domaine de la santé ne doit pas être prise en compte isolément. Elle y voit l’expression d’un développement beaucoup plus large : « Il est bien plus important de comprendre comment la collaboration au sein d’organisations complexes peut être repensée et redéfinie afin de générer une plus-value pour la société (...) Aujourd’hui déjà, la façon dont nous travaillerons à l’avenir dans le domaine de la santé bouleverse des formes établies de collaboration et de conception des rôles ». Découvrez ici ses propos sur le changement culturel.